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Couverture en ardoises à Namur : pose et rénovation

Vous ramassez des ardoises entières au pied du mur après chaque coup de vent. Le versant se dégarnit par plaques, toujours au même endroit. Dans la plupart des cas l’ardoise est encore bonne : ce sont les crochets qui ont rouillé et qui lâchent les uns après les autres. Nous reprenons les zones touchées ou nous refaisons le versant complet, en ardoise naturelle ou en fibres-ciment, avec crochets inox et pureau régulier.

Ce qui se passe

Des ardoises qui descendent une à une

L’ardoise ne s’use presque pas. Elle peut passer un siècle sur un toit sans bouger. Ce qui s’use, c’est la fixation. Un crochet en acier galvanisé se corrode par la tête, celle qui reste exposée à la pluie et au gel. Il s’allonge, perd sa prise, et l’ardoise qu’il retenait glisse. La suivante n’est plus recouverte sur toute sa hauteur, elle prend l’eau sur le côté, et le trou s’élargit de proche en proche. Sous le liteaunage, l’eau qui passe attaque d’abord l’écran de sous-toiture quand il y en a un. Quand il n’y en a pas, et beaucoup de toitures anciennes s’en passent, elle arrive directement sur le liteau, puis sur le chevron. Le bois reste humide, il noircit, et l’insecte trouve la porte ouverte. Une réparation de quelques ardoises devient alors un chantier de charpente. C’est pour cette raison que nous montons regarder avant de chiffrer : l’état du bois sous la couverture change tout.

Les signes qui doivent alerter

  • Des ardoises entières retrouvées dans le jardin après un coup de vent
  • Un versant qui se dégarnit par plaques, toujours au même endroit
  • Des traces d’humidité au plafond de l’étage, loin de la cheminée
  • Des têtes de crochets rouillées, visibles du sol sur les rangs bas
Lucarnes habillées d’ardoises et de zinc sur un bâtiment en pierre
Notre façon de faire

Comment nous reprenons un versant en ardoises

Nous ne posons jamais d’ardoise neuve sur un support douteux. La visite commence donc par le dessous : liteaux, chevrons, écran de sous-toiture s’il existe. Nous n’ouvrons jamais plus de toiture que ce que nous pouvons refermer le soir même : si la météo tourne, la zone ouverte est bâchée et lestée avant que nous quittions le chantier, pas au petit matin suivant.

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    Dépose et tri

    Nous déposons les ardoises du versant en les mettant de côté rang par rang. Une ardoise naturelle en bon état se repose telle quelle : on la reconnaît au son, elle sonne clair quand on la frappe. Celles qui se délitent en feuillets ou qui sont fendues au droit du trou de fixation partent au conteneur. Le tri se fait sur place, devant vous, pour que la quantité de neuf soit justifiée.

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    Contrôle du liteaunage

    Le support apparaît une fois le versant nu. Nous sondons les liteaux, nous vérifions l’écartement, et nous regardons les chevrons au droit des noues et des pieds de versant, là où l’eau stagne. Un liteau fendu ou un chevron mou est remplacé avant toute pose. Sur une toiture ancienne sans écran, nous en posons un, avec contre-liteaux pour ménager la lame d’air.

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    Pose au crochet inox

    Les ardoises sont reposées au crochet inox, qui permet d’en changer une plus tard sans démonter le rang entier. Le pureau est calé au cordeau et reste constant du bas du versant jusqu’au faîtage. Un pureau qui dérive de deux centimètres se voit depuis la rue, et surtout il réduit le recouvrement là où il dérive. Le doublis d’égout et le rang de faîtage demandent leur propre calcul, chacun le sien.

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    Noues, solins et rives

    C’est par les raccords que l’eau rentre, pas par le milieu du versant. Nous refaisons la noue en zinc avec des ardoises taillées en biais de part et d’autre, nous reprenons le solin contre la souche de cheminée et les rives de pignon. Les lucarnes demandent le même travail sur trois côtés. Ce poste se traite en même temps que la couverture, jamais après coup.

Le choix à faire

Ardoise naturelle ou fibres-ciment

Les deux tiennent l’eau. Elles ne coûtent pas la même chose, ne se posent pas tout à fait pareil et ne vieillissent pas de la même façon. Le bâti tranche souvent à votre place : une maison en pierre soumise à une prescription d’urbanisme n’a pas le même choix qu’une annexe des années quatre-vingt. Nous posons l’une comme l’autre.

Ardoise naturelle

Quand le bâtiment est ancien, visible depuis la voirie, ou soumis à une prescription urbanistique sur l’aspect. C’est aussi le choix qui se justifie sur un versant que vous ne comptez plus retoucher de votre vivant.

  • Pierre fendue, épaisseur et teinte irrégulières
  • Se retaille au marteau sur le chantier
  • Plus lourde : la charpente doit suivre

Ardoise en fibres-ciment

Quand le budget commande, sur une annexe, un garage ou un versant peu exposé au regard. Utile aussi quand la charpente existante ne permet pas d’ajouter du poids sans renforcement préalable.

  • Format régulier, pose rapide et calibrée
  • Nettement plus légère que la pierre
  • Teinte uniforme, garantie fabricant sur le matériau
Sur nos chantiers

À quoi ça ressemble en vrai

Lucarnes habillées d’ardoises et de zinc sur un bâtiment en pierre
Chéneau en zinc le long d’une toiture en ardoises
Gouttière anthracite en pied de versant d’une couverture en ardoises
Questions fréquentes

Ce qu’on nous demande sur ce poste

Peut-on remplacer seulement les ardoises tombées ?

Souvent oui, et c’est ce que nous faisons en premier quand le reste du versant tient. Une ardoise isolée se remplace au crochet, sans toucher les rangs voisins. Le problème arrive quand les chutes se répètent : si trois ou quatre ardoises descendent chaque hiver au même endroit, ce ne sont pas les ardoises qui sont en cause, ce sont les crochets, et ils ont tous le même âge. Continuer à remplacer au coup par coup revient à payer plusieurs fois un déplacement pour un résultat provisoire. Nous vous le disons quand nous le constatons sur place. La décision reste la vôtre, mais vous l’aurez prise en connaissance de cause.

Mes ardoises contiennent-elles de l’amiante ?

Si ce sont des ardoises naturelles, non : c’est de la pierre. Si ce sont des ardoises en fibres-ciment posées avant 1998, c’est possible, et même fréquent sur le bâti des années soixante et septante. La distinction se fait à l’œil et au toucher sur le chantier, et en cas de doute seule une analyse en laboratoire tranche. Nous vous le signalons lors de la visite, parce que cela change tout : la manière de travailler, la filière d’évacuation, et parfois la décision elle-même. Nous ne déposons pas de couverture amiantée dans le cadre d’un chantier ordinaire, et nous ne la nettoyons jamais.

Mes ardoises sont-elles récupérables ?

Une ardoise naturelle saine se repose sans problème, et c’est une vraie économie sur le poste matériau. Le tri se fait à la dépose. Une ardoise qui sonne clair et dont les bords sont nets repart sur le toit. Une ardoise qui se délite en feuillets, qui est fendue à hauteur du trou de fixation ou dont un angle est cassé, part au rebut. Sur un versant ancien, il est courant d’en récupérer une bonne partie, mais nous ne vous annonçons aucune proportion avant d’être montés : cela dépend de la carrière d’origine, de l’exposition et de l’âge. Ce qui est sûr, c’est que vous voyez les deux tas.

L’ardoise se pose-t-elle sur n’importe quelle pente ?

Non. L’ardoise a besoin de pente pour que l’eau quitte le recouvrement avant de remonter par capillarité. Plus la pente est faible, plus le pureau doit être court, donc plus il faut d’ardoises au mètre carré, et plus la longueur de l’ardoise doit augmenter. En dessous d’un certain seuil, ce n’est plus de la couverture mais de l’étanchéité, et le matériau change complètement. L’exposition compte aussi : un versant qui prend le vent dominant et la pluie battante ne se traite pas comme un versant abrité. Nous mesurons la pente sur place et nous calons le pureau dessus. C’est un calcul, pas une habitude.

Faut-il un écran de sous-toiture sous les ardoises ?

Beaucoup de toitures anciennes n’en ont pas et tiennent depuis longtemps. Mais dès qu’on dépose un versant, l’occasion ne se représentera pas : l’écran se pose à ce moment-là ou plus du tout. Son intérêt est simple. Il récupère l’eau qui passe par une ardoise fendue ou soulevée par le vent, et il la renvoie vers la gouttière au lieu de la laisser tomber sur le liteau et le chevron. Il arrête aussi les poussières et la neige poudreuse. Il se pose avec des contre-liteaux, sinon la lame d’air disparaît et l’écran garde l’humidité contre le bois. Nous ne le posons jamais à plat sur les chevrons.

Couverture en ardoises

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